It shows us images detached from appearance,
It takes away the possibility of distracting ourselves.
(…) And its shine is like that of all armor, all masks of it are forgeries.
(…) That which was understood no longer exists,
The bird is confused with the breeze,
The sky with its truth,
Man with his reality.


Paul Eluard, The mirror of a moment (1926)
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The red, western mirror, where an illusory dawn blazes.

J-L Borges, Things
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The upper portion of an antique Greek bronze mirror (5th century BC) has been repolished in order to consider a thesis set forth by a modern-day traveler to Greece: “The centuries that have lapsed matter so little: we are in the same world; the one illuminates the other” (Philippe Jaccottet, «Cristal et fumée»). In this sense, seeing one’s face in a mirror that reflected another face, 25 centuries ago, is a way of seeing another version of oneself.

5th century BC bronze mirror (Great Greece), marble, plexiglas, brass.
Mirror: 25,5 x 13,2 cm / marble: 40 x 32 cm.
Il montre aux hommes les images déliées de l’apparence,
Il enlève aux hommes la possibilité de se distraire.
(…) son éclat est tel que toutes les armures, tous les masques en sont faussés.
(…) Ce qui a été compris n’existe plus,
L’oiseau s’est confondu avec le vent,
Le ciel avec sa vérité,
L’homme avec sa réalité.


Paul Eluard, Le Miroir d’un moment (1926)
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Le miroir rouge, occidental, où brûle une illusoire aurore.

J-L Borges, Les choses
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Un miroir grec en bronze du Ve siècle av.J-C a été désoxydé et repoli dans sa partie supérieure, afin de vérifier la thèse émise par un contemporain lors d’un voyage en Grèce: «Peu importe quelques siècles de décalage: nous sommes dans le même monde, l’un éclairant l’autre» (Philippe Jaccottet, «Cristal et fumée»). Se voir dans un miroir ayant reflété un visage 25 siècles auparavant, c’est donc regarder un autre soi-même.

Miroir de bronze du Ve siècle av.J-C (grande Grèce), marbre, plexiglas, laiton.
Miroir: 25,5 x 13,2 cm / marbre: 40 x 32 cm.